Le SIDA aujourd'hui
Point sur la pandémie du SIDA en 2008 : une situation toujours alarmante


DANS LE MONDE
(ONUSIDA 2008)

Le pourcentage mondial de personnes vivant avec le VIH s’est stabilisé depuis 2000. Toutefois, le nombre total de personnes vivant avec le VIH s’est accru du fait du nombre actuel de nouvelles infections chaque année et des effets bénéfiques des thérapies antirétrovirales qui sont plus largement disponibles. L’Afrique subsaharienne reste la région la plus durement touchée par le VIH, et représente 67% du total des personnes vivant avec le VIH et 72% des décès dus au sida en 2007.
 
L’épidémie mondiale se stabilise, mais à un niveau inacceptable. A l’échelle mondiale, on estime à 33 millions le nombre de personnes vivant avec le VIH en 2007. Le nombre annuel de nouvelles infections à VIH a baissé de 3,0 millions en 2001 à 2,7 millions en 2007.
 
Le taux de nouvelles infections à VIH a chuté dans plusieurs pays, même si sur le plan mondial, ces tendances favorables sont contrebalancées par un accroissement des nouvelles infections dans d’autres pays. En Afrique subsaharienne, la plupart des épidémies nationales se sont stabilisées ou ont commencé à décliner. Toutefois, de nouvelles informations en provenance du Kenya suggèrent qu’en 2007 la prévalence du VIH se situait entre 7,1% et 8,5% – comparée à l’estimation de 6,7% en 2003. En dehors de l’Afrique, les infections sont en hausse dans plusieurs pays.
 
Dans 14 pays sur 17 disposant de données d’enquêtes suffisantes, le pourcentage de jeunes femmes enceintes (de 15 à 24 ans) qui vivent avec le VIH a baissé depuis 2000-2001.
Parmi les jeunes Africains, la prévalence du VIH tend à être nettement plus élevée chez les femmes que chez les hommes.
Sur le plan mondial, le pourcentage de femmes parmi les personnes vivant avec le VIH reste stable, à 50%, depuis plusieurs années. Toutefois, la proportion des infections chez les femmes s’accroît dans plusieurs pays.
 
On estime à 370 000 le nombre d’enfants de moins de 15 ans qui ont été infectés par le VIH en 2007. Le nombre annuel de nouvelles infections à VIH parmi les enfants à travers le monde a décliné depuis 2002, alors que les services de prévention de la transmission mère-enfant se sont élargis. Dans le monde, le nombre d’enfants de moins de 15 ans vivant avec le VIH a passé de 1,6 million en 2001 à 2 millions en 2007. Près de 90% d’entre eux vivent en Afrique subsaharienne. Depuis 2003, le taux annuel de décès dus au sida parmi les enfants a également commencé à chuter, du fait de l’élargissement du traitement et de la prévention de la transmission mère-enfant.
 
Dans pratiquement toutes les régions hors de l’Afrique subsaharienne, le VIH affecte de manière disproportionnée les consommateurs de drogues injectables, les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes, et les professionnel(le)s du sexe. Des études récentes font état de niveaux d’infection élevés parmi les membres de ces groupes dans des régions de l’Afrique subsaharienne. Les infections à VIH parmi les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes augmentent nettement dans certaines régions d’Asie.



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EN FRANCE
(Institut national de veille sanitaire, 2008)

En France, 63 205 cas de sida déclarés depuis le début de l'épidémie dont 35 140 sont décédés. En 2007, on estime à 140 000 le nombre de personnes séropositives au VIH.
Le nombre de personnes qui passent au stade sida maladie a très fortement diminué depuis l'arrivée des nouveaux traitements en 1996, mais en 2008, on meurt encore du sida.
- Les relations hétérosexuelles représentent le principal mode de contamination parmi les nouveaux cas de sida ces dernières années en France. En 2007, 60% des nouvelles contaminations sont liées à des relations hétérosexuelles et 38% à des relations homosexuelles.
- En 2007, plus de la moitié des cas de sida concernent des personnes qui ignoraient leur séropositivité avant le stade sida.
- On estime à 6 500 le nombre de personnes qui ont découvert leur séropositivité en 2007 (38% d’hommes homosexuels, 35% d’hétérosexuels étrangers, 25% d’hétérosexuels français et 2% d’usagers de drogues).
- Le nombre de nouvelles contaminations se stabilise. Cette tendance est liée à une baisse des nouvelles contaminations par relations hétérosexuelles dans la population d'origine d'Afrique subsaharienne alors qu'on note une nette augmentation des nouvelles contaminations par relations homosexuelles.
- Les femmes se contaminent et/ou se dépistent plus tôt que les hommes. Chez les 20-29 ans, les femmes représentent 56% des nouvelles contaminations.



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